Poursuivons notre série sur les émotions ! Dans cette bulle, je vais vous parler de l'émotion de la tristesse. De ce qu’elle est, de comment elle se manifeste, du message qu'elle transmet et des symptômes que l'on peut avoir physiquement, sans oublier quelques clés pour mieux la gérer.

Cette bulle fait suite aux deux épisodes précédents, consacrés à la gestion des émotions, à la joie et à la colère.

La tristesse, c'est quoi ?

Si je prends la définition du dictionnaire Le Robert, c'est “l'état affectif pénible et durable, envahissement de la conscience par une douleur morale qui empêche de se réjouir du reste.” Donc, c'est un état qui vous empêche de vous réjouir. Et pour être un peu plus clair, cette émotion est liée à la perte de quelqu'un ou de quelque chose. C'est-à-dire que c'est une émotion que l'on ressent lorsqu'on a la sensation d’avoir perdu ou que l'on a perdu quelque chose de façon définitive et qui va être en corrélation avec la valeur de ce que l'on a perdu. C'est-à-dire que plus on est attachée à la personne ou la chose que l'on a perdue, plus la tristesse va être profonde, il y a une corrélation entre les deux au niveau de l'intensité de la tristesse ressentie. La tristesse est une émotion qui a une durée limitée dans le temps. Si celle-ci vient s'installer de façon permanente et vient à s'aggraver, il est vraiment temps de consulter un professionnel, car elle peut être symptôme de la dépression.

La tristesse n'est pas (forcément) une émotion négative.

Il faut savoir que la société, l'être humain, a tendance à diviser les émotions en plusieurs catégories : les positives et les négatives. Alors que ressentir des émotions, ce n'est pas forcément quelque chose de négatif, même si l'émotion n'est pas agréable. Si on ressent des émotions, c'est pour une bonne raison. Cela nous permet de mieux nous connaître et de comprendre des messages que ces émotions veulent nous faire parvenir, sur nous-mêmes, sur notre environnement, etc., et de vivre la vie pleinement et de la rendre riche dans notre quotidien.

Manifestations physiques de la tristesse

Alors, comment se manifeste la tristesse lorsqu'on la ressent? Comment savoir qu’on la ressent? Quels sont les symptômes physiques ou psychologiques que l'on peut avoir lorsque l'on est triste? Alors, même si elle exprime de façon différente chez chaque personne, il y a quand même quelques symptômes qui reviennent régulièrement.

La tristesse et les pleurs

Le premier, ce sont les pleurs. Je fais une parenthèse là-dessus : pleurer, c'est bénéfique pour le corps. Il faut savoir que, de nos jours, pleurer, c'est considéré par la société comme quelque chose de faible. On a souvent peur de pleurer en public, devant une autre personne, soit parce qu'on est pudique, soit parce que l'on considère cela comme quelque chose de faible, et c'est encore plus vrai chez les garçons.

Alors, lorsque vous êtes triste, si vous pleurez, si votre petit garçon pleure, si vous êtes un adulte, un homme adulte… Pleurer ne fait pas de vous quelqu'un de beaucoup plus faible. Ça vous permet au contraire d'être fort. Ça vous permet de tirer avantage de tous les bénéfices qu'il y a à pleurer quand on ne se sent pas bien. Alors pleurer, pourquoi c'est bénéfique ? Quand on pleure, on libère toutes les tensions que l'on a dans le corps, on libère de l'endorphine. Cela permet également de s'apaiser et prendre du recul par rapport à la situation, par rapport à nos émotions, par rapport à ce que l'on vit à le moment, à l'instant T où l'on pleure. Mais cela envoie également un message non verbal qui va susciter l'empathie des autres, des proches, des personnes que vous avez avec vous… Et venir combler un peu le manque affectif et signaler simplement que vous avez besoin de réconfort. Donc, si vous avez un petit garçon qui est triste, ou une petite fille, que soyez un homme ou une femme, si vous avez envie de pleurer, eh bien, pleurez.

Si vous voyez quelqu'un pleurer, ne lui dites pas : “ne pleure pas”, accueillez les pleurs, apportez-lui un peu de réconfort, ou apportez-lui ce dont il ou elle pourra avoir besoin, demandez-lui. Par exemple, pour certaines personnes, ça va être de faire un câlin. Au final, derrière les larmes, il y a énormément d'émotions complexes et de situations complexes. On pourrait même dire que chaque larme a son histoire. Voilà, je referme cette parenthèse sur les larmes et les pleurs, qui est l'un des principaux symptômes de la tristesse.

Autres symptômes et manifestations de la tristesse

La baisse d'énergie générale : on se sent fatiguée, on n’a envie de rien faire… C’est compliqué et la moindre chose va nous demander de l'énergie, ce qui va aussi souvent entraîner l'envie de s'isoler, d'être seule, de ne pas avoir envie de voir du monde. Tant que ça reste temporaire, ce n'est pas très grave. Il faut prendre le temps pour mieux remonter la pente. Vous pouvez également avoir une perte d'appétit. Et puis une envie de s'isoler. Donc, voilà les principaux symptômes de la tristesse. Il y en a d'autres. Vous allez avoir des manifestations physiques de la tristesse : le visage un peu plus fermé, le dos plus courbé, comme si on portait tout le poids du monde sur le dos. Mais aussi un ton de voix plus monotone, plus bas. Tout cela varie évidemment en fonction des personnes.

Les déclencheurs de la tristesse

La tristesse est liée à la perte de quelque chose ou de quelqu'un. Il y a donc plusieurs types de tristesse, plusieurs niveaux d’intensité, en fonction de ce que vous avez perdu.

Ça va aller de la perte d’un objet auquel on tenait et qui avait une valeur sentimentale pour nous, à la perte d'un être cher. D'ailleurs, la tristesse fait partie d'une des étapes du deuil.

Vous pouvez être triste, par exemple

  • parce que vous vous êtes fâchée avec un ami,
  • parce que vous vous êtes pris la tête avec vos enfants le matin en les emmenant à l'école.
  • parce que vous n'êtes pas satisfaite du résultat de ce projet professionnel, parce que malgré votre investissement, le résultat n'est pas à la hauteur de votre espérance.
  • parce qu’un collègue que vous aimez bien va partir ou est parti.

Plusieurs choses vont pouvoir déclencher la tristesse, mais c'est souvent lié à une perte et, en fonction de ce que vous avez perdu, de la personne ou de l'objet que vous avez perdu, de la valeur que vous lui donniez, vous allez avoir une tristesse plus ou moins forte, qui va durer plus ou moins longtemps. Car, comme toutes les émotions, la tristesse ne dure qu'un temps. Elle est limitée dans le temps. Et donc le message qu'il y a derrière la tristesse, derrière cette émotion, eh bien, c'est un message de manque, un manque affectif qui est réel et que nous ressentons à chaque fois que nous perdons quelque chose qui nous est cher.

Comment gérer la tristesse ?

Ralentir

Pour la gérer, la première chose à faire, comme pour toutes les émotions, c’est de l'accepter et de ne pas la combattre. Acceptez le fait d'être triste, acceptez de prendre le temps de vous dire: “oui, je suis triste, parce que…” Et prendre le temps de ralentir.

Comme on l'a vu dans les symptômes, il y a une phase de léthargie, pendant qu'on ressent la tristesse, de baisse d'énergie. Et c'est OK, vous pouvez la ressentir, vous pouvez prendre le temps,

Pour accepter cette émotion, il faut prendre le temps de se ressourcer, de “combler” un peu le manque affectif, de se recentrer. C'est une émotion qui invite à se recentrer sur soi-même. Avec cette émotion, il faut donc prendre le temps de l'accepter, de s'enrouler dans un plaid si c’est qui nous fait du bien, de se réconforter soi-même. Ça peut être, par exemple, boire une tasse de chocolat chaud et se perdre dans ses pensées… Prendre ce temps d'acceptation, c’est important pour pouvoir comprendre ce qui se passe. Prendre le temps de se ressourcer, de se réconforter.

En parler

Une des autres clés pour gérer la tristesse, c’est d'en parler à une personne de confiance, parler de ce qui vous tracasse, de ce qui vous rend triste, de ce que vous ressentez, comment vous vous sentez… d'avoir un échange réconfortant avec cette personne.

Donc prenez une personne en qui vous avez confiance et discutez de tout ça de façon à vous réconforter, à vous rassurer.

Méditer et accueillir

Prenez le temps de méditer. Cela peut vous faire du bien de passer sur des méditations qui vous permettent de vous évader un peu, de reprendre de l'énergie, de reprendre conscience de ce qu’il y a aussi de positif autour de vous et d’accepter l'état dans lequel vous êtes aussi. La méditation est aussi une manière d'accepter les émotions, de se reconnecter à elles.

Et, comme je le disais plus haut, prenez le temps de pleurer. Si vous avez besoin de pleurer, pleurez. Faites preuve de bienveillance et de compassion envers vous-même, comme vous le feriez avec quelqu'un de proche qui vivrait la même expérience. Soyez indulgente avec vous-même et, surtout, prenez le temps de vous réconforter.

Et une fois que vous commencerez à aller mieux, que vous aurez comblé aussi un peu le manque affectif si c’est possible, vous allez penser de nouveau de façon positive, reprendre des activités physiques, mais aussi méditer, et regarder des choses légères à la télé. En bref, faire des choses qui vont vous détendre, de façon positive.

Si la tristesse dure

Enfin, si la tristesse s'intensifie ou s'inscrit dans le temps de façon plus longue et ne disparaît pas, consultez un ou une professionnelle de santé, allez voir un ou une psychologue, sophrologue ou hypnothérapeute, et ces personnes-là vous aideront à surmonter cette épreuve qui peut être très dure à gérer.

Si vous avez besoin d’en parler ou d’un accompagnement en sophrologie, vous pouvez me contacter.

En attendant, prenez le temps de respirer.

 

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