Dans la bulle du jour, nous allons parler de santé mentale, un sujet encore très tabou, surtout en France.

La santé mentale, qu'est-ce que c'est ?

Si on prend la définition de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la santé mentale, c'est “un état de bien-être qui permet à chacun et chacune de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie de travailler avec succès et de manière productive et d'être en mesure d'apporter une contribution à la communauté.”

Un esprit sain dans un corps sain

Pour résumer de façon plus simple et un peu plus individuelle, c'est un peu l'adage “un esprit sain dans un corps sain”, le fait d’être bien dans sa tête et dans son corps. La santé mentale, ce n'est pas uniquement une absence de troubles ou de maladies psychiatriques. C'est aussi se sentir bien dans son quotidien, être serein, sereine avec soi-même. De nos jours, la santé mentale fait partie essentielle de l'état de santé dit général. Pour simplifier, il y a d’un côté l'état de santé mentale et de l'autre, l'état de santé physique, et souvent les deux sont liés, même si on n'en a pas forcément conscience. Dans les faits, généralement, quand ça ne va pas très bien, lors d'une dépression ou autre, l'un des premiers signaux qui nous alerte sur notre état de santé mentale, c’est souvent le corps !

La santé mentale : le positif et le négatif

Pour continuer à schématiser, la santé mentale est divisée en deux parties.

D’abord, il y a la santé mentale positive, qui correspond à tous les aspects mentaux positifs de l'être humain, à son plein potentiel, son potentiel de croissance et sa capacité à faire face au quotidien, son bonheur, le courage, la créativité, la résilience… À cela s’ajoute tout ce qui soutient cet état, les conditions matérielles, sociales, etc.

Et de l’autre côté, il y a la santé mentale dite négative qui regroupe plutôt tout ce qui est troubles mentaux, comme la dépression ou le burn-out, qui sont les deux plus connus, mais aussi l'anxiété, ou encore des troubles bipolaires ou même les phobies. Tout ceci est considéré comme des troubles mentaux, de même que toutes les maladies psychiatriques qui sont plus ou moins handicapantes au quotidien.

Le stress, un facteur de risque à ne pas négliger

Tous ces troubles ont un point commun, un facteur de risque qui n'est pas négligeable et qu'on retrouve dans notre quotidien à tous les niveaux : c'est le stress. Plus le stress sera élevé, plus le risque sera élevé, notamment sur la contribution de l'apparition de certains troubles de dépression, par exemple, ou de burn-out,

Pour ne rien arranger, le stress a tendance à enfermer les personnes, à les isoler dans leurs difficultés, et peut conduire à de graves conséquences comme le suicide.

Comment améliorer sa santé mentale ou venir en aide à quelqu’un ?

La première chose, c'est d'en parler ! De parler de la santé mentale, de dire quand on ne va pas bien. Ne pas se contenter de poser la simple question “ça va”, qui machinalement est rentrée dans notre quotidien et appelle comme seule réponse “oui, oui, et toi ?”

À la place, posez plutôt des questions précises du type “Tiens, tu as prévu quoi ce week-end? Tu as des projets?”… simplement des questions qui montrent qu’on s’intéresse vraiment à l'autre personne.

Le tabou de la santé mentale

L’autre priorité, c’est de briser un tabou, le tabou de la dépression, le tabou de la santé mentale, qui est encore très, très lourd de nos jours. En effet, notre société a tendance à ne pas vouloir parler de ces troubles. Malheureusement, quand quelqu'un va consulter un psy, il est souvent considéré comme fou, bizarre, quelqu'un à part, ou tout simplement quelqu'un de faible. (On appelle ça la psychophobie, mais c’est une autre histoire.)

Les psychologues et psychiatres, la solution numéro 1

Notamment quand on souffre de dépression, souvent le long, l'un des meilleurs remèdes c'est d'aller consulter 1 psychologue ou 1 psychiatre, en fonction de son grade de dépression, de là où on en est.

Pourtant, quand on va voir un psychologue, quand on l'annonce à quelqu'un, ou tout simplement quand on croise quelqu'un dans la rue et en sortant du cabinet du psychologue ou du psychiatre, eh bien l'étiquette de faible ou de fou nous est collée dessus. Et ce regard peut être un poids de plus à porter quand on essaie de se remettre en selle psychologiquement.

Et là, à propos de cette étiquette de faiblesse et de folie, je m'adresse là principalement aux hommes : il est vrai que souvent, la santé mentale est considérée comme un truc “de bonnes femmes” pour schématiser. Alors attention, ce n’est pas du tout vrai !

Que vous soyez un homme ou une femme, aller consulter un psychologue si ça ne va pas. Ça devrait être comme d'aller voir un médecin pour une grippe : lorsqu'on est malade, qu’on ne se sent pas bien, on va voir le médecin et ce n’est pas mal vu. Donc pourquoi ne pas faire pareil avec sa santé mentale ? On a tous et toutes des problèmes dans notre quotidien et cela devrait être quelque chose de naturel.

Alors, si quelqu'un vient vous dire qu'il ou elle consulte 1 psychologue ou va voir 1 psychiatre, sachez qu’il ou elle fait preuve d'un grand courage et d'une grande force en le faisant et en vous le disant. Ne jugez pas, accueillez simplement ce qu'il ou elle a à vous dire.

Donc, pour améliorer sa santé mentale, l'une des choses à faire quand ça ne va pas, c’est d'aller consulter 1 psychologue ou 1 psychiatre. Si vous ne savez pas trop à qui vous adresser, commencez par en parler à votre médecin traitant.

Et la sophrologie dans tout ça ?

Pour améliorer sa santé mentale

La psychothérapie peut se combiner à d’autres outils :

Vous pouvez entreprendre de la méditation pour vous aider.

Autre méthode : faites du sport. Ça aide à arrêter le flot de pensées qui tournent en boucle, les ruminations dans la tête.

Tout ce qui pourra vous aider à vous sentir mieux, à avoir un meilleur équilibre de vie, est bon à prendre.

En complément des parcours médicaux actuellement en place, c'est-à-dire les CMP (centres médico-psychologiques) avec psychiatres et psychologues, que vous trouverez un peu partout dans les régions, vous pouvez également consulter en plus des sophrologues ou des hypnothérapeutes.

En sophrologie, on vient souvent intervenir sur des phobies et on travaille en parallèle de psychothérapies, en complément de la psychothérapie. On travaille alors avec les psychologues, psychiatres et médecins qui suivent les personnes qui viennent nous voir.

Dans cette démarche, le sophrologue aide la personne à aller vers un état de mieux-être.

La sophrologie est particulièrement indiquée dans certains cas. Notamment pour gérer les crises, l’anxiété, ou encore aider en plus d’une psychothérapie en cas de dépression.

Par des techniques de relaxation et de respiration profonde, ainsi de visualisation positive, on vient renforcer l'effet des des psychothérapies et redonner confiance en soi. On peut aussi travailler sur les phobies, apprendre à gérer les crises d'anxiété, les ruminations, etc.

Choyer sa santé mentale quand ça va bien

La sophrologie peut aussi se pratiquer au quotidien, comme une philosophie, un peu comme le yoga.

D’ailleurs, le yoga est aussi très bon pour la santé, y compris pour la santé mentale. N'hésitez pas à tester, vous trouverez plein de vidéos sur Internet pour commencer, si vous n'avez pas envie de voir quelqu'un dans un premier temps.

Vous pouvez aussi en parler avec des amis de confiance qui pourront et qui sauront vous écouter, voire vous aiguiller en cas de besoin.

Pour conclure, il est donc important de prendre bien soin de sa santé mentale. Je vous mets deux liens regroupant plusieurs numéros dédiés à la santé mentale, des associations, des numéros officiels du gouvernement, etc. :

Si vous souhaitez un accompagnement sophrologie : il suffit de m'envoyer un mail ou de prendre rendez-vous sur mon site. En attendant, prenez le temps de respirer !

 

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Santé mentale et sophrologie, faisons le point avec le podcast Le zèbre qui bulle Tabous, traitements, sophrologie... La santé mentale, et si on en parlait, avec bul-lon, sophrologue Prendre soin de sa santé mentale, par Le zèbre qui bulle